La floraison de l’olivier

La floraison de l’olivier a  lieu en général fin mai, et dure une quinzaine de jours. Mais tout dépend des conditions climatiques de l’année. Selon la composition des variétés sur le verger, elle peut s’étendre sur 1 mois, depuis les 1ères fleurs jusqu’à la chute des derniers pétales. La fleur d’olivier est hermaphrodite et la pollinisation se fait uniquement par le vent. Cependant, le pollen doit venir d’une autre fleur voire d’une autre variété pour qu’il y ait fécondation.

fleurs d'olivier.jpgL’olivier fait de nombreuses fleurs, tous les ans, mais pour obtenir des fruits c’est plus compliqué ! Plusieurs critères entrent en jeu pour avoir une bonne fructification : la bonne nutrition de l’arbre par une fertilisation adaptée, une bonne hydratation des fleurs par une irrigation précoce dès le mois de mars, du pollen varié provenant de fleurs d’autres variétés d’oliviers, un léger vent.

Si tous ces critères sont remplis, on peut aider l’olivier à garder les petits fruits qui se forment : on pulvérise des engrais foliaires au moment de la floraison et sur le petit fruit.

Les engrais foliaires sont, comme leur nom l’indique, des engrais que l’on va appliquer sur le feuillage des plantes pour améliorer l’état nutritionnel. Cette application permet une assimilation plus rapide des nutriments par l’arbre.

cropped-P1020485.jpgPour l’olivier, on va apporter en foliaire surtout des oligo-éléments, type bore, manganèse, zinc…On peut également trouver des engrais avec de la potasse ou de l’azote, mais les effets sont peu identifiables sur l’olivier. Beaucoup de spécialités existent, choisissez celles qui correspondent aux carences de vos arbres ou de vos sols.

La période la plus propice pour appliquer des engrais foliaires sur l’olivier c’est en « encadrement de la floraison », soit au stade boutons blancs, fin floraison et nouaison (tout petit fruit). Les produits sont souvent riche en bore car cet oligoélément est indispensable à la floraison et à la fructification.

Attention toutefois : ces engrais foliaires appliqués sur oliviers ne seront efficaces que si le sol a été bien fertilisé en hiver car les engrais foliaires jouent plus un rôle d’accélérateur de nutrition que de nutrition directe.

Du pollen adapté et des fleurs fertiles

Pour féconder une fleur d’olivier, le pollen doit provenir d’une variété différente de celle portant cette fleur. On distingue maintenant 2 groupes de variétés d’oliviers qui doivent cohabiter dans les vergers pour assurer une pollinisation efficace. Le 1er groupe contient par exemple l’Amellau, la Frantoio, le Cayon, la Picholine, ou la Salonenque. Dans l’autre groupe, on trouvera l’Aglandau, la Bouteillan ou la Tanche. Les variétés d’un même groupe ne peuvent pas se polliniser entre elles, il faut la présence d’une variété de l’autre groupe pour une meilleure pollinisation.

L’olivier fait beaucoup de fleurs, mais toutes ne donneront pas un fruit ! Certaines fleurs sont dites imparfaites et seront donc improductives. Elles présentent des défauts de conception, comme une absence d’ovaire, ou de pistil, absence d’étamines ou de pollen, avortement ovarien (qui peut atteindre 50% des fleurs).

A cela s’ajoutent des dérèglements liés au climat, à la sécheresse, à la nutrition des arbres, à la surface foliaire des oliviers, à des facteurs variétaux et génétiques, aux maladies et ravageurs…on peut agir sur certains, faisons-le !

Comment et quand tailler son olivier

tailleP1010277On peut tailler son ou ses oliviers toute l’année. Cela dépend de l’intensité de la taille que l’on veut appliquer sur ses arbres. Pour une taille douce, on peut débuter dès décembre. Pour une taille plus sévère, ou on enlève des bois de diamètre supérieur à 5cm, commencez en mars. On peut tailler jusqu’en avril ou même mai, l’olivier supportera très bien. Il faut tailler tous les ans chaque arbre ou tous les 2 ans au maximum.

Il vaut mieux une taille douce annuelle qu’une forte taille tous les 3 ans !

Le but de la taille est de permettre à de nouvelles pousses de trouver leur place pour qu’elles puissent produire des fruits l’année d’après.

Le principe est alors assez simple : 1 – dégager l’intérieur de l’arbre mais en laissant quand même quelques pousses pour une restructuration future et un « chapeau » en haut pour limiter les brûlures sur les charpentières,

2 – former un cylindre à l’extérieur pour que les branches hautes ne fassent pas d’ombre sur les branches du bas,

3 – Rabattre les branches du haut à une hauteur permettant la récolte.

En pratique, c’est plus compliqué !!! N’hésitez pas sur les vieux arbres à enlever des charpentières s’il y a trop de gros bois par rapport au feuillage : cela fera des « trous » mais qui se combleront avec du petit bois porteur de fruits.

Pour des jeunes arbres, on se contentera des étapes 1 et 2, jusqu’à ce que les arbres atteignent la hauteur maximale de récolte. Quand ils sont très jeunes et qu’il faut les former, les 1eres années, on enlèvera les branches basses jusqu’à 80 cm de haut. Au dessus, c’est l’arbre qui va nous « montrer » quelles branches il faut garder pour former les charpentières : ce seront 3 ou 4 branches assez fortes, d’angle environ 45° avec l’horizontale, orientées dans 3 à 4 directions bien distinctes. Il faut aussi souvent couper une grosse branche centrale pour dégager l’intérieur de l’arbre : n’hésitez pas !

Comment planter son olivier ?

La plantation des oliviers a lieu de préférence de février à avril. Plus tôt, il y a encore des risques de gel sur les jeunes plants; plus tard, en mai ou juin, la sécheresse et la chaleur pourraient sécher les arbres nouvellement implantés. On peut aussi les planter en octobre ou novembre, car les automnes sont de plus en plus doux.

Préparez le sol est indispensable dans certains sols pauvres et caillouteux où on implante généralement les oliviers. Mais sur des terrains légers, limoneux ou sableux, on peut s’en passer et laisser intacte cette couche superficielle du sol, très riche en humus, faune et flore bactérienne. Il vaut mieux se concentrer sur l’enrichissement du sol : apporter une bonne quantité plantationde compost de déchets verts ou de fumier de brebis ou de cheval l’automne précédent la plantation.

Il restera encore à faire des sillons plus profonds sur les rangs ou creuser des trous d’environ 1 m3, enterrer l’arbre bien en dessous du collet, apporter également du phosphore ou du guano et des engrais liquides pour une bonne reprise des racines.

Laissez les pousser et 2 ans plus tard, commencez à enlever les branches basses jusqu’à 80 cm du sol. L’olivier en poussant vous « montrera » les branches qu’il faut garder pour former les 3 ou 4 charpentières qui seront la base structurelle de l’arbre.

Pour une production plus rapide, il est possible de planter des arbres d’un quinzaine d’années. Le travail est le même sauf qu’il faut un professionnel pour bien arracher l’arbre à transplanter, sans trop abimer les racines et la partie végétale. Les arbres de cet âge repartent très bien si on leur apporte ce qu’il faut (engrais + eau) et ils produiront 3 ans après leur plantation (voir la page plantation).

Pour supporter la sécheresse, il faut prévoir un arrosage les 2 premières années,a la plantation copie depuis le mois d’avril jusqu’aux pluies d’automne. A raison de 50 L / semaine / arbre, les jeunes plants pourront former de nouvelles racines rapidement et résister d’eux même aux fortes chaleurs.

Préférez les variétés locales à planter, elles résisteront mieux aux conditions climatiques et aux sols de nos régions. Espacez vos oliviers d’au moins 7m, voire 8m pour certaines variétés très poussantes comme l’Olivière ou le Cailletier. Et pensez à laisser de la place au bout de la rangée pour tourner en tracteur !

Après plantation, mettez des tuteurs assez gros coté vent et attachez les arbres avec du lien flexible en tissu. Puis surveillez l’apparition de nouvelles pousses qui seront la preuve d’une reprise des oliviers.

Pour vos oliviers en pots, c’est pareil : prenez un pot très grand car les racines de l’olivier s’étalent, plantez le assez profond et apportez engrais, « pousse-racines » et eau .

Le développement de l’olivier

olivierL’olivier a un cycle de développement de 2 ans, contrairement aux autres arbres fruitiers ou à la vigne qui ont des cycles annuels. En effet, vous l’avez remarqué, l’olivier ne perd pas ses feuilles en hiver, même s’il observe un repos hivernal dès que les T° sont en dessous de 9°C pendant plusieurs jours.

Une année, l’olivier va faire des pousses et du bois; l’année suivante, il va produire des fruits sur les pousses qu’il a fait l’année précédente. En raison d’une production tous les 2 ans, on dit que l’olivier « alterne ».

L’entretien de l’olivier est donc différent des autres arbres fruitiers, puisque si vous pratiquez une taille sévère tous les ans, vous n’aurez pas beaucoup d’olives. Ainsi, on peut tailler les oliviers tous les 2 ans sans problème, encore faut-il tomber sur la bonne année. Pour cela, il faut observer l’arbre pendant 3 ans et voir quelle est l’année de forte production et tailler l’arbre au printemps suivant.

Sinon, vous pouvez aussi tailler les arbres doucement tous les ans et fertiliser correctement et vous diminuerez l’alternance !

Pendant l’hiver (janvier-février), se déroule une étape importante de la vie de l’olivier : l‘initiation florale (l’induction florale ayant lieu en juillet de l’année précédente). Les fleurs se développeront sur le bois de l’année précédente. S’il gèle fin février sur des arbres qui ont démarré leur développement, il n’y aura pas de fleurs !!!

Ma sélection du CGA !

Cette année, je vous ai fait ma petite sélection des producteurs oléicoles primés au CGA :

– le Mas des Bories, une médaille d’Argent en Huile d’Olive AOP Provence. Une excellente huile  aux aromes de verdure et de banane, composée d’un assemblage des 4 variétés du domaine, élaborée par Claire de Fina, productrice et moulinière. Une petite exploitation et un moulin situés à Salon de Provence, à visiter avec la propriétaire !  Moulin à huile – producteur d’huile d’olive AOP Provence (masdesbories.com)

– Font de Mazeilles, une médaille d’Argent en Huile d’Olive Fruité Vert. Ce domaine et moulin, situé à Sauvian dans l’Hérault, élabore ses huiles avec soin, en récoltant les olives à bonne maturité et en les triturant de suite. Julien et Séverine Dalens élaborent ensuite un assemblage pour obtenir « la Divine », une huile avec des aromes de verdure et une pointe de tomate : divin !   Font de Mazeilles

– SCEA Guihen, une médaille d’Or en Huile d’Olive de la Vallée des Baux de Provence. Sous cette dénomination, c’est le renouveau du Mas des Barres situé à Maussane les Alpilles. Pour leur 1ere année de production, Paul et Isabelle Dardel obtiennent une huile se classant au niveau des grands moulins de l’appellation : une belle réussite !  Accueil – Mas des Barres

– Oliveraie de Pech Quisou, une médaille d’Or en Huile d’Olive Fruité Mûr. Avec l’olive emblématique du Languedoc, la Lucques, Jean Marc Vincendet élabore une huile fraiche et légère avec des aromes d’amande fraiche et de  feuilles de tomate. Entre Carcassonne et Béziers, les oliviers résistent à la Tramontane et les olives se gorgent du soleil estival. Une exploitation familiale à découvrir !  Oliveraie de Pech Quisou, Huile d’olive Lucques  oliveraie-pechquisou.fr

Et une petite mention particulière pour les Lucques fraiches de la Coopérative de Clermont l’Herault, médaille d’Argent, idéales à l’apéro !

Les maladies du feuillage

Comme toute plante, l’olivier a son cortège de ravageurs et de maladies, qui lui sont propres ou qu’il partage avec d’autres espèces.

La plus connue et la plus répandue est la maladie de l’œil de paon. Elle est présente sur toutes les variétés en plus ou moins grande quantité, certaines variétés étant très sensibles. Elle se manifeste par des taches rondes sur les feuilles, de couleur d’abord noire/grise, puis jaune, orange…en cercles concentriques. Elle est présente toute l’année sur les feuilles. En quantité très importante, on observe une chute prématurée des feuilles, en général en fin de printemps. La propagation de la maladie se fait lors des pluies > 9°C, de février à mai et d’octobre à décembre.

Une maladie plus sournoise, qui prend de l’ampleur depuis quelques années, c’est la cercosporiose. Due également à un champignon, elle se caractérise par un feutrage gris/noir à la face inférieure des feuilles. A un stade assez développée, la feuille jaunie et chute. Cette chute peut être très importante certaines années, sur les variétés sensibles comme le cayon ou la picholine, surtout si elles ont fortement produit d’olives. La période la plus critique pour cette maladie c’est l’hiver, novembre-décembre.

Pour limiter l’impact de ces maladies sur vos arbres et sur votre production d’olives, plusieurs techniques doivent être combinées : une taille annuelle qui dégagera les branches à l’intérieur des arbres et permettra au moindre souffle d’air de passer et de sécher les spores des champignons + une bonne nutrition des arbres qui résisteront mieux aux attaques des pathogènes et continueront de pousser malgré la chute des feuilles + des traitements à base de cuivre (seul ou mélangé avec des engrais) aux périodes propices comme février, mars ou avril (selon les pluies), octobre et décembre – attention, le cuivre est limité à 4 kg/ha/an.

Fertiliser son olivier : aider le sol à le nourrir !

En février, c’est l’époque d’apporter à l’olivier de quoi se nourrir et démarrer l’année sur de bonnes bases. L’olivier n’a pas besoin de beaucoup de nourriture pour vivre, il peut se contenter de ce qu’il trouve dans le sol même si depuis de nombreuses années, aucune fertilisation n’est apportée. Mais dans ce cas, ne lui demandez de produire tous les ans des olives  !

Comme toute plante, l’olivier est dépendasolnt du sol dans lequel il pousse. Ce sol lui sert de support et d’ancrage, mais également de source de nourriture et d’eau. C’est banal mais c’est souvent oublié !

Un sol idéal pour l’olivier est un sol calcaire, de pH > 8, filtrant donc caillouteux ou sableux, exposé de préférence au sud, peu gélif, un peu profond.

Le sol nourrit l’arbre : il contient tous les éléments dont une plante a besoin. Outre les 3 éléments principaux azote (N), phosphore (P) et potasse (K), il apporte des éléments en moins grande quantité mais aussi indispensables à l’arbre : magnésium (Mg), fer (Fe), zinc (Zn), manganèse (Mn), bore (B), silice (Si)…. Un sol que l’on ne nourrit pas s’appauvrit (puisque les plantes puisent dans le sol) et ne pourra plus jouer son rôle nourricier. Il faut donc tous les ans lui apporter ce dont les oliviers ont besoin (éléments, eau) mais aussi de la matière organique pour que les micro-organismes puissent jouer leur rôle de décomposeur, dépollueur, transformateur… eh oui ! tout ça !!!

Olivarbo - Apport de grignons d'olivesLe sol abreuve l’arbre : les plantes ont besoin d’eau pour vivre et c’est encore le sol qui leur apporte cet élément essentiel. Le sol doit être un peu argileux pour garder une réserve d’eau pour les plantes, mais pas trop car l’olivier n’aime pas que ses racines soient noyées !

L’apport de nourriture : pour qu’un olivier produise, il faut donc lui apporter de l’eau et des engrais, surtout dans les sols pauvres et secs sur lesquels les oliviers sont souvent implantés. En quantité annuelle, l’arbre aura compostbesoin de : azote (N) 100 U ou 400 g/arbre, phosphore (P) 50 U ou 200 g/arbre, potasse (K) 100 U ou 400 g/arbre, magnésium (Mg) 25 U ou 100 g/arbre + des oligoéléments essentiels en petite quantité (Bore, Manganèse, Zinc, Fer).

Pour apporter ces éléments à l’olivier, on utilise des engrais, disponibles dans toutes jardineries ou distributeur professionnel. Il y a les engrais minéraux, qui peuvent contenir uniquement les 3 principaux éléments (NPK+Mg), ou des engrais plus complets avec des oligo-éléments, également des engrais organiques souvent plus complets car issus de fumiers, compost.. mais souvent moins dosés en éléments. Il existe aussi des organo-minéraux qui combinent l’apport de matières organiques et un complément chimique en éléments. Les engrais « special olivier » sont souvent bien dosés pour notre culture, mais les engrais organique à base de fiente de poules sont les préférés des oliviers !!

Ces engrais doivent être apportés tous les ans, en plusieurs fois, en mars, avril, encore en mai s’il est pluvieux et encore une petite quantité en octobre.

Et bien plus encore : n’oubliez pas d’apporter également de la « nourriture » au sol, sous forme de déchets verts, compost, grignons d’olives, fumier peu pailleux…. ça s’appelle de la matière organique et ça permet au sol de vivre et de jouer son rôle nourricier et décomposeur.

L’entretien de l’olivier mois par mois

Comme tout arbre fruitier, l’olivier demande de l’entretien et une attention tous les ans renouvelés. Selon les maladies, les ravageurs, les étapes essentielles d’entretien,  les périodes d’intervention sont tous les ans à peu près les mêmes. Le tableau suivant vous donne mois par mois, les actions et observations à faire sur l’olivier :

janvier : préparation de la fertilisation (calculs et commande des engrais) – taille douce

février : apport d’engrais, de compost, de fumiers – traitement au cuivre contre les maladies du feuillage – taille douce – plantation

mars : taille de structure – enlèvement  des foyers de cochenilles par la taille – mise en place du piège à teigne – renouvellement du traitement contre les maladies du feuillage si nécessaire

avril : broyage herbe – début de l’irrigation si hiver sec – apport d’engrais potassique – observation et traitements des xylophages sur jeunes arbres (pyrale du jasmin, otiorrhynque…)

mai : irrigation si nécessaire – traitement contre la teigne si nécessaire

juin : irrigation – mise en place du piégeage contre la mouche de l’olive et traitements sur les olives précoces – broyage de l’herbe, ou passage de griffes ou disques, enfouissement engrais vert

juillet : irrigation – suivi de la mouche et traitements si nécessaire

août : irrigation – suivi de la mouche et traitements

septembre : irrigation si nécessaire – suivi de la mouche et traitements – apport d’engrais – traitements contre les maladies du feuillage si nécessaire

octobre : broyage d e l’herbe ou passage d’une griffe avant la récolte – traitements contre la mouche pour les variétés tardives – apport d’un engrais complet organique

novembre : récolte

décembre : fin de récolte – apport de matière organique au sol – traitement contre les maladies du feuillage

La récolte des olives débute !

La récolte des olives débute cette semaine dans les zones précoces : La Vallée des Baux de Provence, le Pays d’Aix en Provence, l’Hérault, l’Aude et la cote Varoise. Les olives sont mûres pour produire un bon fruité vert, avec des arômes de verdure.

 Cette année la maturité est en avance, mais l’amertume est intense. Le fruité est bien caractéristique des variétés françaises mais peu intense.

Une olive mature n’est pas forcément une olive noire ! Elle peut être encore verte ou tournante (avec début de coloration) et avoir toute sa capacité d’huile. En effet, début novembre, les olives ont déjà leur quantité maximale d’huile. Ce qui va changer si on ne récolte pas les olives, ce sont les arômes (qui vont évoluer vers des aromes de fruits), l’amertume (qui va diminuer), le piquant (qui diminue aussi) et la quantité d’eau dans les olives qui va diminuer.

Les olives sont triturées dans les 2 jours après récolte pour garantir un pur jus de fruits frais !

La lutte biologique contre la mouche de l’olive

La mouche de l’olive est déjà présente dans les vergers. Il existe plusieurs produits et techniques pour limiter son action, pas tous accessibles aux particuliers.

Olivarbo - La mouche de l'oliveA savoir et retenir : la femelle de mouche de l’olive s’arrête de pondre quand les températures dépassent 35°C dans la journée et en soirée quand elles dépassent 28°C – il faut plusieurs jours de ces T° pour avoir un effet sur la population et l’action de la mouche. Au contraire, quand les T° sont comprises entre 20 et 30°C, les conditions sont idéales pour elle et ses petites larves ! « 

Si votre piégeage commence à capter quelques mouches et que les T° sont idéales pour la mouche, il faut intervenir pour limiter cette première génération de juillet. Pour les professionnels en bio, traitez avec l’insecticide biologique autorisé et 5 jours après (pas plus !) couvrez avec de l’argile à forte dose. Si vous ne pouvez pas traiter avec l’insecticide bio à cause des abeilles ou autres, passez tout de suite l’argile. Pour les particuliers, peu de solutions : poser des pièges (bouteilles-pièges, plaques jaunes engluées) et pulvérisez l’argile. L’utilisation de pièges seuls est limité et peu efficace en cas de moyenne et forte pression.

Le renouvellement de ces traitements se fait selon : le grossissement des olives, les piégeages, la météo, les produits disponibles et les autorisations de les renouveler ou pas, la date de récolte (quand on arrive en fin de saison)….

Si les T° sont trop chaudes, n’intervenez pas mais restez très vigilants car la moindre petite baisse de T° (1 ou 2°C peuvent suffire) est fatale !

Attention aux pièges vendus dans le commerce pour un « piégeage massif » : ces produits marchent dans certaines conditions d’isolement, altitude, T°….

Dès que vous utilisez un produit même bio, protégez-vous

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