Les maladies de l’olivier

Comme toute plante, l’olivier a son cortège de ravageurs et de maladies, qui lui sont propres ou qu’il partage avec d’autres espèces.

La plus connue et la plus répandue est la maladie de l’œil de paon. Elle est présente sur toutes les variétés en plus ou moins grande quantité, certaines variétés étant très sensibles. Elle se manifeste par des taches rondes sur les feuilles, de couleur d’abord noire/grise, puis jaune, orange…en cercles concentriques. Elle est présente toute l’année sur les feuilles. En quantité très importante, on observe une chute prématurée des feuilles, en général au printemps. La propagation de la maladie se fait lors des pluies > 9°C, de février à mars et octobre-novembre.

Une maladie plus sournoise, qui prend de l’ampleur depuis quelques années, c’est la cercosporiose. Due également à un champignon, elle se caractérise par un feutrage gris/noir à la face inférieure des feuilles. A un stade assez développée, la feuille jaunie et chute. Cette chute peut être très importante certaines années, sur les variétés sensibles comme le cayon ou la picholine, surtout si elles ont fortement produit d’olives. La période la plus critique pour cette maladie c’est l’hiver, novembre-décembre.

Quittons les fdalmaticoseeuilles et allons sur le fruit. Depuis quelques années, la dalmaticose fait plus de dégâts que la mouche ! Cette maladie est due à un champignon qui est introduit par une mouche (différente de la mouche de l’olive), qui profite des piqûres de ponte de la mouche de l’olive pour déposer également son œuf….avec la dalmaticose ! En général, la larve de mouche de l’olive ne résiste par à ce double assaut ! Tant mieux, mais le fruit n’est pas sauvé pour autant, car la dalmaticose se développe en formant une tache circulaire incurvée et épaisse dans la chair et la peau de l’olive. Très atteint, le fruit chute prématurément. Pour ceux qui restent sur les arbres et sont récoltés, la qualité de l’huile sera dépréciée. En luttant efficacement contre la mouche et surtout avec une protection argileuse, on diminue les dégâts, mais il faut intervenir dès le mois de juin.

Atteignant les racines, la verticilliose est une maladie des jeunes arbres qui n’est pas propre à l’olivier. Ce champignon, vivant dans le sol suite à une culture le favorisant comme les fruits à noyaux, la luzerne cultivée, maraichage…, s’introduit dans les racines de l’arbre et va boucher progressivement des vaisseaux conducteurs de sève. Il s’ensuit un déssèchement partiel ou total de l’arbre. Cette maladie n’atteint que les jeunes vergers de moins de 10 ans, les 1ers symptômes apparaissant dans les 3-4 ans après la plantation. Peu de solutions contre la verticilliose, sinon diminuer les apports d’engrais, d’eau et arrêter de travailler le sol.

D’autres maladies atteignent l’olivier, des bactéries, des virus…..moins répandues mais très problématiques quand elles touchent nos oliviers, car souvent il n’y a pas de solutions de lutte.