Fruit en s : la liste complète des fruits qui commencent par S

mai 26, 2026

La lettre S, c’est une lettre principalement exotique côté fruits. Contrairement au P ou au M, elle n’a pas vraiment de grands classiques du verger français dans ses rangs. Mais elle compense avec une collection de fruits tropicaux vraiment fascinants : le salak avec sa peau d’écailles de serpent, la sapote qui goûte le chocolat, la sapotille aux notes de sirop d’érable… Sans oublier le sureau, notre baie sauvage bien de chez nous, et le satsuma japonais qu’on achète souvent sans savoir son nom. Bref, S c’est la lettre qui fait voyager.

Voici la liste complète des fruits commençant par S, avec leurs origines et ce qu’il faut savoir pour les reconnaître et les cuisiner.

Les points clés à retenir

FruitOrigineCe qu’il faut savoir
Sureau noirEuropeBaie médicinale, à cuire impérativement
SatsumaJaponMandarine sans pépins, peau facile à peler
SalakIndonésie« Fruit du serpent », peau écailleuse brune
SapotilleMexique, Amérique centraleChair brune au goût de sirop d’érable
Sapote (noire)MexiqueChair noire, goût chocolaté
SafouAfrique centraleFruit oléagineux bleu-violet, riche en lipides
SantolPhilippines, Asie du Sud-EstFruit acide-sucré, populaire en Asie
SudachiJapon (Tokushima)Petit agrume vert très acide, condiment

Sureau et satsuma : les fruits en S de nos rayons

Le sureau noir (Sambucus nigra), c’est une des seules baies en S vraiment courante en France. Ses petites baies noires en grappes tombantes poussent partout dans les haies, les lisières de forêt et même en bordure de chemins. Attention : crues et en grande quantité, elles sont toxiques. Cuites, elles se transforment en un des sirops maison les plus parfumés et les plus riches en vitamine C qu’on puisse faire. Le sirop de sureau avec de l’eau pétillante en été, c’est un vrai régal. Ses fleurs blanches en ombelles (la fleur de sureau) sont elles aussi utilisées en beignets ou en limonade maison au printemps.

Le satsuma, c’est cette petite mandarine japonaise que la plupart des gens achètent en hiver sans vraiment connaître son nom. Originaire de la province de Satsuma au Japon, elle est sans pépins, facile à éplucher, avec des quartiers qui se séparent facilement. Sa peau est souvent plus lâche que celle des clémentines, ce qui la rend très simple à ouvrir. Son goût est doux, sucré, moins acide que la clémentine. C’est une des meilleures mandarines pour les enfants.

Sureau et satsumas

Salak et sapotille : les exotiques en S qui surprennent

Le salak (Salacca zalacca), surnommé « fruit du serpent », mérite totalement son nom. Sa peau est couverte d’écailles brun-rougeâtre très serrées, exactement comme les écailles d’un serpent. Originaire d’Indonésie et de Malaisie, il pousse en grappes au pied des palmiers. Sa chair blanche ou crème, ferme et sèche, a un goût acidulé et légèrement astringent. Il se mange en arrachant les écailles à la main pour révéler les segments à l’intérieur. Coutumier des marchés de Bali, il commence à apparaître dans les épiceries asiatiques françaises.

La sapotille (ou sapodilla) est un fruit tropical marron à peau rugueuse qui fait partie de ces fruits dont l’apparence n’inspire pas confiance au premier abord. Mais sa chair brune, fondante, granuleuse, a un goût absolument remarquable : un mélange de sirop d’érable, de poire mûre et de cassonade, avec une douceur naturelle très intense. Elle contient de la saponitrine, une substance laiteuse, dans sa peau et sa chair non mûre : il faut la manger bien mûre, quand elle cède légèrement sous les doigts. La résine de l’arbre, le chicle, a longtemps été l’ingrédient de base des chewing-gums.

Salaks et sapotilles

Sapote noire, safou et les autres fruits en S

La sapote noire (Diospyros nigra) est probablement le fruit le plus étrange de cette liste. Sa peau verte cache une chair noire comme du chocolat, crémeuse, avec un goût effectivement chocolaté et légèrement amer. Les Aztèques la mélangeaient avec du sucre de canne et de la vanille. Aujourd’hui, certains chefs l’utilisent comme substitut naturel de chocolat dans les mousses. Difficile à trouver en France.

Le safou (Dacryodes edulis) est un fruit africain, très consommé en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest. Ce fruit allongé, bleu-violet ou vert selon la variété, a une chair verte et grasse, riche en lipides végétaux. Il ne se mange presque jamais cru : on le trempe dans de l’eau chaude ou on le fait griller légèrement, ce qui ramollit la chair et lui donne une texture proche d’un avocat chaud avec une note acidulée. C’est un aliment énergétique de base dans de nombreuses régions d’Afrique.

Le santol est très populaire aux Philippines, en Thaïlande et dans une grande partie de l’Asie du Sud-Est. Ce gros fruit jaune ou rouge, à peau épaisse cotonneuse, contient plusieurs segments de chair blanche acidulée autour de gros noyaux. Son goût mélange l’acidulé, le sucré et une légère astringence. Il se mange souvent avec du sel et du piment, ou en confiture locale.

Le sudachi est un petit agrume vert de la préfecture de Tokushima au Japon, utilisé exclusivement comme condiment : jamais consommé en jus seul, mais quelques gouttes sur du poisson grillé, des sashimis ou un bol de udon. Son acidité franche et son parfum délicat en font un condiment signature de la cuisine japonaise, moins floral que le yuzu mais tout aussi précieux.

Sapote, safous et santol

La lettre S, c’est la lettre des voyages fruités. Du sureau de nos haies au salak indonésien, de la sapotille mexicaine au safou africain, elle invite à sortir des sentiers battus. Et au Petit Bac, maintenant, t’as largement de quoi tenir. Bonne dégustation !