La culture biologique de l’olivier

poule dans olivierDe plus en plus de vergers d’oliviers sont produits en agriculture biologique. Pour les particuliers, cela parait évident car souvent les oliviers sont plantés dans les jardins ou très proches des habitations et des lieux de vie. Mais biologique ne veut pas dire naturel : pour avoir une production, l’olivier doit être nourri, arrosé si possible et protégé. Pour les professionnels, la conversion en bio dure 3 ans et le calcul de la rentabilité est nécessaire et obligatoire avant de changer ses pratiques.

Pour vous aider dans vos choix et vos pratiques, un guide a été élaboré par la profession

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L’argile ou le talc contre la mouche de l’olive

Olivarbo - Argile sur olivesPour limiter biologiquement la mouche de l’olive, l’utilisation de barrières à base d’argiles ou de talc est conseillée. Sur ces deux articles, la mise en place, les doses, la pulvérisation sont détaillées. Les produits sont différents mais ont la même fonction. Attention cependant à ne pas trop charger les arbres en blancs, ils pourraient se limiter en production les années suivantes. Pour éviter cela, ne pas utiliser ces produits tous les ans.

article du Nouvel Olivier sur l’utilisation des argiles

article du Nouvel Olivier sur l’utilisation du talc contre la mouche de l’olivier

Bonne lecture et bonne utilisation !

L’irrigation de l’olivier : les meilleures périodes

L’olivier résiste à la chaleur et à la sécheresse, de par sa constitution robuste et certaines adaptations physiologiques qui lui sont propres. Cependant, si on lui apporte  de l’eau à certains moments clés, il pourra mieux produire.

irrigation de l'olivierLa 1ere période critique est le printemps : l’olivier commence à préparer ses fleurs et les futurs fruits. Pour une meilleure pollinisation et fécondation, la fleur doit être bien irriguée et turgescente. Cependant, il ne suffit pas d’arroser les arbres juste au moment de la floraison : cela se prépare bien avant et dès le mois d’avril si mars a été sec. Il faut continuer pendant la floraison et pendant la formation des petits fruits, surtout quand une vague de chaleur arrive en juin. Lire la suite

La fertilisation de l’olivier

Comme tout arbre fruitier, l’olivier a besoin d’éléments essentiels et d’oligo-éléments pour vivre et surtout fructifier. Ces nutriments, il va les trouver dans le sol. Tant que le sol est bien pourvu, l’olivier va pousser, croitre et fructifier. A partir du moment où le sol s’appauvrit, l’olivier va moins pousser et fructifier une année sur 2 ou sur 3, voire plus. A nous de lui apporter ce dont il a besoin : Lire la suite

Les traitements au cuivre de l’olivier

Les traitements contre l’oeil de paon doivent être renouvelés souvent, dès que les pluies ont lessivé le produit. Mais attention : la dose de cuivre est limitée. Alors pour vous aider, un article qui date un peu mais est toujours d’actualité : des essais de réduction de doses de cuivre, pour évaluer l’efficacité de certains dosages sur la maladie de l’oeil de paon tout en restant dans la légalité.

réduction doses Cu

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La maladie de l’oeil de paon sur l’olivier

La maladie de l’oeil de paon est la principale maladie de l’olivier. Elle provoque une défoliation importante des arbres et perturbe la pousse ainsi que la fructification pendant les 2 années qui suivent l’attaque. Elle n’est donc pas à négliger !

IMG_0544_crbLa maladie est provoquée par un champignon aérien, nommé Fusicladium oleaginum. Il pénètre dans la feuille de l’olivier, par la face supérieure. Après un temps variable d’incubation, allant de 15 jours à quelques mois selon les conditions climatiques, il produit des conidies, qui sont les supports des spores du champignon. Ces conidies se développent de façon circulaire autour du point de pénétration du champignon dans la feuille. Cela fait des taches rondes à la face supérieure des feuilles de l’olivier, ressemblant à un oeil de paon. Ces taches vont du gris, au rouge, en passant pas le noir, le rouge ou le jaune !

Une forte attaque, dépassant les 20% de feuilles contaminées, entraine une chute oeil de paonprématurée des feuilles et un retard de croissance. L’année suivante, les arbres vont repartir à faire des feuilles plutôt que des fruits. En laissant l’oeil de paon s’installer, vous perdez 2 années de production !

Les solutions :

  • tailler les arbres tous les ans, de façon légère, pour permettre un bon passage de l’air
  • surveiller les variétés sensibles (Lucques, Aglandau, Tanche, Salonenque)
  • intervenir avec un produit à base de cuivre, très tôt en saison, dès le mois de février. Ce traitement est indispensable et doit être réalisé avant une pluie, dès que les T° sont supérieures à 8°C. Avec le cuivre, on empêche la germination des nouvelles spores qui se sont dispersées pendant la pluie. D’où l’intérêt de traiter avant la pluie (il y a un produit curatif mais limité aux professionnels).
  • renouveler au printemps et en automne, tant que les T° ne sont pas au dessus de 22°C et en dessous de 8°C. Attention aux doses limites de cuivre autorisées.
  • avoir une bonne pulvérisation, fine, en brouillard, à hauteur de 2 à 3 l/arbre, cela garantit 50% de l’efficacité du produit

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Préparez la fertilisation

En janvier, les oliviers sont en repos, plus ou moins important selon les conditions climatiques. Cette année, les températures sont douces, l’olivier est toujours actif, même si extérieurement, rien de se développe. Il faut commencer à prévoir et à préparer son réveil.

Dès le mois de janvier, vous pouvez épandre du fumier (brebis, chèvre, cheval, volailles) ou du compost végétal, ou les 2 mélangés. La dose annuelle est de 10 tonnes / ha ou 40 kg/arbre. L’épandage se fait entre les arbres, à environ 1.5 m du tronc. L’épaisseur ne doit pas être supérieure à 20 cm, sinon cela ne sert à rien. Le mieux est de mélanger le compost / fumier avec la terre, par le passage superficiel d’un motoculteur pu d’une griffe.

Olivarbo - Apport de grignons d'olivesLe fumier ne doit pas être trop « pailleux », sinon il n’apporte pas d’éléments nutritifs aux arbres et la paille provoque une « faim d’azote », c’est à dire que les bactéries du sol vont utiliser beaucoup d’azote pour « digérer » cette paille et il va manquer à l’olivier, qui aura faim d’azote ! Le fumier doit aussi être composté pendant au moins 4 mois, pour éviter de « bruler » les racines.

Le compost doit aussi avoir plus de 4 mois de compostage. Vous pouvez le réaliser vous même, en broyant les déchets verts de votre propriété, mais en évitant le pin et résineux. Vous pouvez aussi vous fournir sur des plates-formes de déchetterie, en étant sûr de la composition du compost et en prenant la taille la plus petite de broyat. Vous pouvez le mélanger au fumier ou au grignon d’olives, ou à toute autre source de matière végétale ou animale.

Pour les vergers qui recueillent les rejets des moulins à huile (grignons, margines), n’oubliez pas de changer tous les ans la zone d’épandage, en changeant de vergers ou de rangées. Les épandages peuvent « revenir » tous les 5 ans au même endroit.

Il faudra compléter cet apport de matières organiques avec une fertilisation plus rapide, à base d’engrais (organique ou chimique), à partir de mars, et plusieurs fois dans l’année.

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