La mouche de l’olive : début de surveillance

Juin est déjà bien avancé et il faut s’inquiéter sérieusement de la mouche de l’olive. Elle est

mouche de l'olive

mouche de l’olive

déjà présente dans les vergers depuis le mois d’avril et n’attend qu’une chose : pondre ses oeufs !

Un petit rappel pour démarrer : la mouche de l’olive fait des dégâts uniquement sur les olives où elle pond ses oeufs entre 20 et 30°C. Ces oeufs vont devenir des larves puis une pupe (cocon de transformation en adulte) puis une mouche qui va sortir de l’olive. Ces étapes s’étalent sur 1 mois quand les T° sont favorables, 2 mois en octobre et novembre.

Pour limiter les sorties précoces de mouches, vous pouvez disposer des pièges dès le mois de mars sur vos oliviers en augmentant progressivement la quantité (piège-bouteille, panneau jaune englué).

A partir du mois de juin, on surveille la population également avec un piège mais uniquement les panneaux englués jaune pour plus de facilités. Un par verger suffit. En comptant les mouches régulièrement toutes les semaines ou tous les jours, on évalue le niveau de la population qui fera les premiers dégâts en juillet. On trouve ces panneaux chez tous les distributeurs de produits agricoles.

Pour le moment, la population est assez faible. Mais attention aux conditions climatiques de juillet qui vont déterminer la population de septembre ! Et même si les T° sont élevées, intervenez fin juin avec un traitement pour limiter cette 1ère génération.

La mouche de l’olive mesure 4 à 5mm de long et de large; elle a une couleur dominante orange, sur la tête, les pattes et l’abdomen. Le thorax est gris avec des bandes noires. Les ailes sont transparentes avec un point noir minuscule à sa pointe.

Pour plus de renseignements, contactez-moi

La culture bio de l’olivier

Cultiver en bio son ou ses oliviers, c’est possible. Mais il faut respecter quelques règles :

  • tout d’abord, et ça parait logique, on apporte aux arbres des engrais organiques   (à base de fumiers de poule, de moutons, de cheval ou de compost ou de tourteaux végétaux) et des intrants biologiques (cuivre, argile…)
  • choisir des variétés adaptées au terroir, au climat, au terrain : éviter les terrains humides, ombragés, acides, abritant la verticilliose….
  • on ne travaille plus le sol, on laisse l’herbe pousser, pour maintenir le sol, apporter de la matière organique et attirer des insectes dans les fleurs
  • on nourrit le sol de façon optimale pour les arbres, en apportant tous les ans du compost (10 à 20 T/ha ou 40 kg/arbre), en broyant le bois de taille sur place, en alimentant les arbres avec du fumier de poules ou des granulés enrichis en azote et en potasse
  • ne pas négliger les oligo-éléments, l’olivier a besoin de fer, de bore, de zinc.

Olivarbo CG - Olivaie de la PierrediteBio ne veut pas dire « sans traitements ni engrais » ! Un olivier sans nourriture ne mourra pas, mais il va produire de moins en moins. Il existe également des traitements bios, pour limiter les maladies et les ravageurs et garantir une bonne santé des arbres et une qualité des produits obtenus.

En culture bio, on peut aussi arroser les oliviers et garantir une bonne production d’olives.

Si vous êtes certifiés en bio, toutes vos interventions doivent être notées et justifiées, et contrôlées.